20 août 2013 : la date signe précisément le "Global Overshoot Day", que l'on peut traduire par le «jour du dépassement planétaire». 

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Cette date symbolise ainsi un budget  épuisé initialement disponible pour l’année.

A compter de ce jour, le monde entre dans la "dette écologique". L'humanité, qui a dépensé en 8 mois l'équivalent des productions annuelles de la Terre, vit sur les réserves de la planète, les épuisant un peu plus... Le premier dépassement aurait été constaté en 1970.  Et chaque année, la date calculée par l'organisation non gouvernementale Global Footprint Network (GFN) ne cesse d'avancer et le mouvement s'accélère.

En 1980, c'était un 8 novembre. 20 ans plus tard, en 2000, un 8 octobre. Et en 2009, un 7 septembre...

Selon ces mêmes calculs et si les tendances actuelles persistent, nous aurons besoin de deux planètes pour subvenir à nos besoins autour de 2050.

Inquiétant non ? La seule bonne nouvelle, c'est que la tendance pourrait être inversée en prenant les bonnes mesures et résolutions...

Pour en savoir plus (lien anglophone)

 

20 août 2013 : c'est le jour où je découvre également le blog d'une française installée aux USA et qui a réussi une prouesse, réduire plus que drastiquement la production de déchets de son foyer.

Bea-Johnson-le-nouveau-messie-de-l-ecologie_article_landscape_pm_v8©Sébastien Micke

Béa Johnson est originaire d'Avignon. A 18 ans, elle part aux Etats Unis en tant que fille au pair, rencontre son mari là-bas et s'y installe définitivement. Après un temps de mode de vie "à l'américaine" (grosse maison, grosse voiture, hyperconsommation...) elle finit par ressentir un grand vide comme elle le dit elle-même. 

Elle persuade donc son mari de quitter San Francisco pour aller vivre dans une plus petite bourgade. Ils passent deux ans dans un appartement, ne trouvant pas de maison à leur goût. Deux ans pendant lesquels une bonne partie de leurs possessions est entreprosée dans un garde-meubles. Ils réalisent alors qu'ils peuvent très bien se passer de tout ceci et font plus encore ! 

Depuis près de 4 ans, ils ont simplifié leur quotidien et se sont documentés sur l'écologie, prenant alors le pari de ne plus produire de déchets. Aujourd'hui, leur poubelle annuelle tient dans un bocal. Tout ceci sans pour autant sacrifier au bien-être et au bonheur de la maisonnée...

Béa, je l'admire pour la voie qu'elle ouvre et son défi réussi au pays de l'hyperconsommation...

Pour en savoir plus : son blog Zerowastehome.

 

 

20 août 2013 : c'est enfin le jour où j'apprends définitivement que mes revenus baisseront de 15% d'ici 3 mois, et peut-être encore de 15% au printemps prochain. 15 +15 = -30 % en 6 mois...

Je pourrais, comme je l'ai fait les premiers jours, accuser le coup et me lamenter (soit dit en passant mon travail ne changera pas, lui).

Certes, je ne suis pas à plaindre. Je suis dans ce qu'on pourrait appeler la bonne classe moyenne... mais notre budget et nos projets sont établis en fonction de ce que nous connaissons de nos ressources. Cette baisse substancielle n'était pas prévue au programme... c'est donc tout un équilibre à retrouver et on peut s'inquiéter de l'avenir quand on a une famille à charge.

 

Essayant de positiver, je me suis dit qu'il fallait peut-être prendre çà comme une chance. Une chance de vivre enfin de façon plus conforme à mes aspirations.

 

Cette insatisfaction, ce profond malaise, que décrit Béa Johnson, je les ressens souvent  moi aussi. L'idée même que je participe à la création de la dette écologique me dérange. J'éprouve de plus en plus un écoeurement net en observant tout ce qui est accumulé, gaspillé, gâché, détruit.

Au quotidien, nous essayons déjà de "limiter les dégâts" à notre échelle. Mais l'attention, la vigilance peut baisser vite et on se laisse rattraper par de mauvaises habitudes.

Alors voila, puisque comme le disait le vieux Georges "La seule révolution possible, c'est d'essayer de se changer soi-même en espérant que les autres feront de même.", nous allons à compter de ce jour approfondir les "p'tits ruisseaux" qui pourront peut-être faire un jour une grande rivière ("le monde ira mieux alors" disait-il aussi).

Il est le temps de passer à la vitesse supérieure, de ne plus s'endormir sur ses lauriers.

Objectif ? simplicité (ou sobriété selon M. Rabhi) et organisation, autonomie maximum à défaut de complète, afin de réaliser des économies (d'argent, d'énergie humaine et de ressources naturelles) et de mieux reprendre le contrôle de notre consommation et de notre impact sur la planète.

 

 

 

Je n'ai pas l'ambition d'arriver à un vrai "0 déchet" ou "no impact". Je n'ai pas non plus le courage d'aller aussi loin dans le dépouillement que certains. Et surtout de l'imposer à ma famille...

 

Mais j'ai 3 mois pour modifier substantiellement (-15% au moins) nos dépenses. (L'étalon sera simple : -5% par mois.) Et je m'en donne encore quelques uns de plus pour aller plus loin dans la démarche, pas à pas...

 

 

Et vous ? vous avez pensé quoi le 20 août dernier ? vous seriez prêt(e)s à relever un tel défi aussi ?